Dior évolutions

Depuis sa création en 1947, la maison Dior n’a cessé d’évoluer : changements de directeurs artistiques et par conséquent de style ; En corrélation totale avec le monde qui l’entoure elle a su s’adapter, surprendre et plaire pour perdurer.
A l’occasion de l’exposition dédiée au couturier Christian Dior du 7 juillet au 7 janvier 2018 au musée des arts décoratifs de Paris ; retour sur les grands moments qui ont fait de la griffe ce qu’elle est aujourd’hui, de sa création à l’arrivé de Maria Grazia Chiuri en juillet dernier.
La naissance d’un Empire

1947, à la sortie de la guerre, alors que la France est encore en proie à la pénurie, Christian Dior ose aller à contre courant et créer la polémique avec son tout premier défilé : faste, élégance, matières nobles en grandes quantités rien n’est trop beau pour redonner aux femmes l’envie de rêver devant la haute couture. Un vent de renouveau souffle sur la mode, un « New look » salué par la journaliste du Harper’s Bazar Carmel Snow qui en un article rendra le créateur mondialement connu.
Dix ans plus tard, après avoir fait du glamour un fashion statement, rendant aux femmes toute leur féminité du début du siècle , inventé la robe cocktail et fait de la Maison Christian Dior un véritable empire ; Le créateur disparaît laissant les rennes à un autre grand nom de la mode, le jeune Yves Saint Laurent.

Dior Selon Saint Laurent

Six saisons durant, le jeune homme gérera la maison d’une main de maître, laissant au placard le faste de la Belle époque, ce dernier réinventera totalement la silhouette New Look des débuts laissant place à des créations plus jeunes, modernes, épurées.
Appelé pour son service militaire, il se verra contraint d’abandonner sa carrière au sein de la maison en 1960.

Vingt-neuf années de subtilité

Précédé le jeune prodige en tant que directeur artistique n’était pas donné à tous le monde, pour relever le défi, c’est au discret Marc Bohan que Dior fit appel : après avoir débuté aux côtés de Patou, et élaborer les lignes de prêt-à-porter de la filiale Londonienne, il s’attaqua à revisiter le style Dior, se faisant remarquer dés son premier défilé pour sa délicatesse et sa subtilité.
Durant 29 années consécutives, il modernisera l’image de la femme Christian Dior, gardant l’élégance des débuts, il la rendra plus discrète, l’adaptera aux nouvelles envies de prêt-à -porter dont la jeune génération de clientes préfère les codes ; mettant un point d’honneur au respect de la sobriété , symbole de l’élégance à la française et fondamental de ces années Dior.

La folie des grandeur

La valse effrénée des directeurs artistiques continuera avec l’arrivée du couturier italien Gianfranco Ferré. Dans un monde de la mode morose, chamboulé par un krach boursier, Férré se référera aux origines de l’empire, métamorphosant de nouveau la marque, redorant le blason du luxe, renouant avec les influences baroques ; pour ouvrir la voie aux extravagances d’un excentrique héritier : John Galliano.

Arrivé en 1996, ce dernier marqua un véritable tournant pour Dior. S’inspirant de l’histoire et des nombreuses transformations de la marque, il a créer des silhouettes plus osées les unes que les autres : jouant avec les formes, les influences, mais également les mises en scène. Visionnaire de génie il a faait de Dior l’avant-garde de l’image médiatique. Flirtant avec le scandale, créant l’événement et attirant les foules à chacun de ces défilés plus remarqués les uns que les autres il finit par s’en brûler les ailes avec un dérapage incontrôlé qui marqua à jamais la fin des années Galliano en 2011.

Le minimalisme de l’école belge.

Comme pour se purifier des ces folles années sous la direction du subversif créateur , la marque Dior pris un tournant décisif avec l’arrivée de Raf Simon.
Aux antipodes de son prédécesseur ; le très discret directeur artistique remit au goût du jour un univers Dior proche de celui de Bohan : réconcilié avec la sobriété, la marque devint un hybride de minimalisme et de modernité et se vit dotée de la rigueur et de l’élégance dont seul l’école belge à le secret.

Dior (r)évolution

Dernier rebondissement en date, et pas des moindres avec l’arrivée de la créatrice italienne Maria Grazia Chiurri aux commandes de Dior : Premiére femme à la tête de la prestigieuse maison de couture depuis sa création, elle amena avec elle un souffle de féminisme avec sa première collection remarquée en particulier grâce à son t-shirt devenu culte « We should all be feminist ». Voulant prouver que le féminisme et la féminité peuvent aller de paire, la créatrice dévoile sa vision de la marque. Sans pour autant vouloir en bousculer les codes d’une manière radicale, elle entend bien insister sur le fond autant que sur la forme quand à la façon de penser ses collections à venir ; Dévoilant à son tour une nouvelle facette de cette marque aux milles visages.

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